Ci dessous, vous trouverez quelques extraits du dossier de PME Magazine du 30.03.2016 " GRAINES DE PATRONS" , Par Mehdi Atmani. Pour lire l'article dans sa totalité : cliquez ici

 

Ces ados qui se la jouent comme Jobs ou Zuckerberg

 

Ils sont encore à l’école et déjà chefs d’entreprise. Inspirés par les «success stories» de la Silicon Valley, ces patrons adolescents de la génération Y révolutionnent l’art d’entreprendre. Mais gare à l’illusion de réussite.

 

L’emblématique patron d’Apple comme modèle de réussite. Depuis ses 14 ans, le Britannique Christian Owens ne jure que par feu Steve Jobs. Nous sommes en 2008, dans la banlieue de Londres. Inspiré par son mentor californien, Christian Owen décide lui aussi de lancer sa propre entreprise. Son idée? La commercialisation de ce qu’il baptise la «Mac Bundle Box», c’est-à-dire un pack composé d’une dizaine de logiciels utilitaires pour Mac à un prix défiant toute concurrence. L’écolier l’ignore encore, mais il esquisse, dans sa chambre d’adolescent, la trajectoire d’une success story qui le rendra multimillionnaire avant ses 18 ans.

 

Après l’école, lorsque ses camarades du collège titillent le ballon de foot, Christian Owens négocie avec les développeurs de logiciels pour qu’ils cassent leur prix de vente en leur vantant son offre: vendre moins cher, mais à très grande échelle. Il commercialisera son Mac Bundle Box à 49 dollars. Achetés séparément, les logiciels reviendraient à plus de 400 dollars pour les clients. L’écolier les appâte grâce à son site internet dont les codes graphiques s’inspirent de l’univers d’Apple. Les clients mordent à l’hameçon.

 

Le parcours de Christian Owens a, depuis, fait le tour du monde. Tout comme celui de son compatriote Nick D’Aloisio qui, à 17 ans, a vendu son application Summly à Yahoo! pour 30 millions de dollars. Mais aussi celui de l’Américain Zachary Marks, fondateur adolescent de Grom Social, le Facebook réservé aux moins de 15 ans. Christian, Nick, Zachary, trois figures emblématiques de teen entrepreneurs. Ces enfants de la génération Y ont entre 14 et 16 ans, parfois 12 ans pour les plus précoces. Nés avec internet, ils ne rêvent plus de carrière dans une grande entreprise et de ses structures parfois archaïques.

 

Dans une économie en crise, face à la hausse du taux de chômage chez les moins de 25 ans, l’indépendance devient pour eux une véritable option professionnelle. Surtout, la génération Y maîtrise l’innovation technologique et intègre les nouvelles donnes économiques. C’est donc sur internet que ces graines d’entrepreneur testent leur idée, élaborent leur projet, recrutent des compétences et pallient leur inexpérience de futurs CEO. Une évolution prise en compte par les écoles et l’économie qui accompagnent leurs premiers pas.

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Des initiatives émergent

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En Suisse romande, les rares programmes similaires se cantonnent aux écoles privées. C’est le cas de «Graines d’Entrepreneurs». Depuis la rentrée scolaire 2015, Laurence Halifi et Nadine Reichenthal forment des élèves à l’entrepreneuriat, au sein d’un atelier extrascolaire du collège Champittet, à Pully. La première est entrepreneure. La seconde enseigne à HEC Lausanne tout en accompagnant, depuis dix ans, les start-upers romands. Le pari des deux femmes? Démontrer qu’il n’y a pas d’âge pour comprendre comment entreprendre.

 

Sur le campus de Champittet, elles accueillent ainsi tous les élèves motivés de la région, dès 11 ans, scolarisés ou non dans l’établissement. Elles leur inculquent l’envie d’entreprendre un projet, et les forment aux outils pour le réaliser. «Les jeunes expérimentent en équipe toutes les étapes nécessaires d’une création d’entreprise», indique Laurence Halifi. Le programme «Graines d’Entrepreneurs» souhaite s’étendre à d’autres cantons. Laurence Halifi et Nadine Reichenthal ont comme ambition d’intégrer à terme l’entrepreneuriat à l’école publique, mais elles déplorent l’absence de volonté politique. «Notre but est aussi de remotiver des enfants dont la plupart ne trouvent pas leur place dans le système scolaire classique. Après l’école, ceux qui se révéleront entrepreneurs sauront déjà la marche à suivre pour s’accomplir.» Qui sait, peut-être un jour les futurs Steve Jobs et Mark Zuckerberg.

 

Fin des extraits. 

 

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Laurence Halifi est administratrice de Glassconcept SA et confondatrice de Graines d'Entrepreneurs, un programme suisse d'entrepreneuriat pour enfants de 11 à 18 ans. Elle témoigne de ses expèriences.

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